VoilĂ 10 jours que je suis rentrĂ©e de 3 semaines en France ou j’ai passĂ© des supers vacances. Comme on dit : les bonnes choses ont toujours une fin ?
La réalité me rattrape
De retour Ă Rimouski, j’ai certes repris le travail, mais je me suis surtout attaquĂ© Ă quelque chose qui me prĂ©occupe depuis plusieurs mois. Bison Blanc (mon van) a une maladie : la rouille s’est installĂ©e ! Je vais ĂȘtre direct : C’EST MA FAUTE ! Ces 3 derniĂšres annĂ©es, je n’ai pas pris le temps de faire de traitement antirouille chez un professionnel. Petit Ă petit, le mal Ă commencer Ă ronger une partie du bas de caisse.
Me voilĂ partie chez le carrossier. Je savais que ça allait ĂȘtre un sujet douloureux. Le verdict tombe : entre 6 et 10 000$ de rĂ©paration ! Soit le prix de Bison Blanc. Est-ce que je suis surprise ? NON ! Est-ce que mon cĆur s’est coupĂ© en deux : OUI. J’ai culpabilisĂ© d’avoir laissĂ© trainer ce qui Ă©tait sous mes yeux, j’ai eu du dĂ©goĂ»t de devoir « toujours gĂ©rer des problĂšmes », de la fatigue, un ras le bol et mĂȘme de me dire : voilĂ l’aventure C’EST FINI !
J’ai mĂ©ditĂ©, j’ai pleurĂ©, j’ai regardĂ© des films cucu, j’ai parlĂ© aux copines et aux copains ET j’ai fait un post Facebook dans un groupe de conversion de van. Car oui, aprĂšs tout pourquoi avoir l’avis que d’UN SEUL CARROSSIER ? De nouvelles pistes ont commencĂ© Ă se mettre sur mon chemin.
Nouveau cap ?
Pour me changer les idĂ©es, ce week-end j’ai repris les travaux sur Bison. Au dĂ©but, je voulais poser la fenĂȘtre de toit. La pluie arrive pour la semaine. NOUVELLE DĂCEPTION ! J’ai commencĂ© Ă me dire que la vie ne voulait plus que je rĂ©alise mon rĂȘve de traverser le Canada. J’ai mangĂ© des bonbons, j’ai regardĂ© un autre film cucu.
Finalement, je dĂ©cide d’attaquer la dĂ©co intĂ©rieure : LA PEINTURE. AprĂšs tout, autant faire ce quâil est possible de faire ! Petit Ă petit mon moral a commencĂ© Ă remonter. AprĂšs 2 jours de peintures, je commence Ă voir ce que va donner le VRAI look de Bison Blanc. Je ne vais pas vous cacher : je suis fiĂšre de moi ! Ce soir, je vais me coucher avec des Ă©toiles dans la tĂȘte, car je commence Ă voir qu’il y a d’autres portes qui s’ouvrent.
D’autres pistes ?
Surtout que pendant le week-end, mon voisin est venu me voir et on a papotĂ© rouille. Lui aussi m’a donnĂ© d’autres pistes.
Pourquoi je raconte mon histoire ? Et bien parce que dans la vie, on peut avoir tendance Ă abandonner quand il y a un obstacle sur notre route. Alors que la vie veut tout simplement nous faire passer par un autre chemin. Car celui qu’on a pris ne va pas nous donner les leçons nĂ©cessaires. La porte de dĂ©part n’Ă©tait pas la bonne, on va peut ĂȘtre en devoir ouvrir plusieurs avant de trouver LA BONNE PORTE. Est-ce qu’il faut se dĂ©courager ? Oui, MAIS pas abandonner ! Car quelqu’un qui abandonne ses rĂȘves = se coupent de lui-mĂȘme. Il meurt de l’intĂ©rieur et petit Ă petit il va perdre confiance, son estime va baisser et la vie va lui montrer qu’il ne mĂ©rite pas de rĂȘver.
Quand vous avez un caillou dans la chaussure, vous faites quoi ? Vous vous arrĂȘtez, vous observez l’intĂ©rieur de votre chaussure et vous enlevez le caillou pour mieux repartir. Si on s’arrĂȘtait de marcher chaque fois qu’on a un caillou ou bien si on continue avec ce caillou : on n’irait pas bien loin. Le caillou est juste lĂ pour faire un temps de pause afin de mieux repartir et PEUT-ĂTRE prendre un nouveau chemin avec des belles leçons de vie.
đAlors qu’est-ce que vous pensez du « dĂ©but de la dĂ©co » de Bison ? Est-ce que vous pensez qu’on va rĂ©ussir Ă guĂ©rir Bison de la rouille ? đ
PS : Est-ce que je suis passĂ©e par les montagnes russes ces 10 derniers jours ? OUI ! C’est ce qu’on appelle la vie.
RE-PS : du coup, j’ai remis de la couleur dans mes cheveux pour arrĂȘter de voir la vie en noir !





